Comprendre enfin l’addiction aux séries coréennes !
Qui de mieux qu’une passionnée pour parler de ce qui rend les séries coréennes si captivantes ? Après plusieurs tentatives, parfois infructueuses, pour expliquer ce phénomène à ses proches souvent sceptiques, Freddie a décidé de s’attaquer au sujet en mettant par écrit la recette magique qui rend les K-dramas si irrésistiblement attrayants.
Au-delà de la qualité de production exceptionnelle et des acteurs éblouissants, c’est une culture riche en couleurs et en contrastes qui se révèle au travers de récits qui résonnent en nous et nous touchent jusqu’aux tréfonds de notre âme. Forte de son expérience dans le domaine audiovisuel et avec un humour oscillant entre tendresse, ironie douce et regard lucide, Freddie nous invite à découvrir – ou à mieux comprendre – l’art de créer du bonheur à la coréenne.
Un petit extrait, pour vous mettre l’eau à la bouche !
Mais le récit c’est aussi quelque chose de très culturel et chaque pays a ses particularités. Par exemple, dans les séries françaises ou américaines, lorsque deux protagonistes s’embrassent pour la première fois, il couchent souvent ensemble dans la foulée. Chaud les marrons ! : les vêtements volent, tout le monde se retrouve plus ou moins à poil (sauf les chaussettes), rires, atterrissage tout en lourdeur sur le canapé ou le lit, un bon French kiss, des mains baladeuses, le début de l’action et c’est bouclé, on a compris. Sans transition, réveil le lendemain avec plus ou moins de grâce selon la quantité d’alcool ingérée la veille. Dans les séries s’adressant aux adultes certains réalisateurs, sous prétexte de tourner une séquence esthétique, iront plus loin dans le développement de la scène de sexe, histoire de nous montrer comment on fait au cas où l’on aurait oublié….
Mais la Corée, c’est le Royaume de la Pudeur et le premier baiser met déjà beaucoup de temps à arriver. Alors pour voir une scène de câlin (je n’ose même pas dire ‘de sexe’) il vaut mieux prendre son mal en patience ! Dans les séries produites pour la télévision, pour que les protagonistes se retrouvent ensemble au lit pour faire autre chose qu’y dormir – la plupart du temps tout habillés – il faut que des scénaristes coréennes aventureuses osent défier les règles strictes de bienséance liées à la représentation de l’intimité sur les chaînes publiques. Si on a de la chance, on verra un bisou chaste, éventuellement une épaule nue voire, Ô miracle !, un torse d’homme glabre et musclé. Et lorsque ça va à peine plus loin dans la sensualité, cela donne lieu à des posts enthousiastes sur les réseaux sociaux ! C’est ce qui fait une grande partie du charme des KD : les codes culturels et les clichés qui vont avec nous plongent dans un univers que nous ne connaissons pas et dont la découverte nous surprend, nous ravit ou nous choque, mais ne nous laisse jamais indifférentes. Et même si l’on a vu des centaines de KD, le simple fait que nous n’ayons pas grandi avec ces codes culturels nous empêche d’être blasées et nous apprécions ces moments chaque fois avec le même plaisir.
